Moyen-Orient : Max Blumenthal, Seyed Marandi, Tucker Carlson
Traduction :
Je pense que, lors des conversations que nous avons eues ces dernières semaines, il est apparu clairement à nous tous — ou du moins à ceux qui participent à cet échange — que personne ne fait confiance aux États-Unis. On ne s'attend pas à ce que les États-Unis honorent leurs engagements sans y être contraints ; d'ailleurs, ils n'ont aucune intention de le faire.
L'Iran a une longue expérience de ses relations avec Washington, notamment concernant l'accord sur le nucléaire de 2015, comme nous le savons tous. Au fil des ans, il y a eu bien d'autres accords avec les États-Unis qu'ils n'ont jamais respectés. Les Iraniens ne sont donc pas naïfs.
Que ce soit avant ou après la signature de l'accord, les Iraniens n'ont jamais compté sur les États-Unis pour respecter leurs obligations. C'est pourquoi ils affirment vouloir utiliser leurs leviers d'action ; or, l'Iran dispose de nombreux leviers, le commerce des hydrocarbures étant, bien entendu, un élément clé.
Toutefois, si les États-Unis souhaitent réellement résoudre la question du nucléaire d'une manière ou d'une autre, la seule solution consistera à honorer leurs engagements. Encore une fois, les États-Unis n'exerceront pas volontairement de pression sur le régime israélien pour qu'il mette fin à son occupation du Liban. Ils ne restitueront pas de leur plein gré les avoirs iraniens, ne lèveront pas les sanctions et ne mettront pas fin au blocus des ports iraniens.
La seule raison pour laquelle ils agiraient ainsi serait sous la pression de l'Iran et de l'« axe de la résistance ». À l'heure actuelle, l'Iran exporte d'énormes quantités de pétrole — des volumes disproportionnés par rapport aux autres pays — depuis la levée du blocus. Il le fait pour se préparer à une éventuelle seconde phase, à une nouvelle offensive que les États-Unis pourraient lancer contre le pays.
Les Iraniens ne sont donc pas naïfs. Ils se préparent, en ce moment même, à faire face à de nouvelles agressions. Et comme nous l'avons vu ces deux dernières nuits — et comme vous l'avez très justement expliqué —, les Iraniens ont riposté avec vigueur, envoyant ainsi aux Américains le message qu'ils ne céderaient pas à l'apaisement. Mais permettez-moi de souligner que si les États-Unis commettaient l'erreur insensée de lancer une nouvelle offensive contre l'Iran, il ne fait aucun doute — compte tenu de la situation économique mondiale actuelle ainsi que des pénuries massives d'énergie et d'autres ressources engendrées par la guerre qu'ils ont provoquée — que l'économie mondiale s'effondrerait. Les économistes affirment que l'économie mondiale est très fragile et que la situation va encore se dégrader. Une nouvelle guerre entraînerait une dépression plus grave encore que celle qu'a connue l'Occident dans les années 1930, il y a près d'un siècle.
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